Mercredi 15 novembre 2006
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Alors que la rentrée scolaire a eu lieu depuis plus de deux mois, le gouvernement semble toujours mépriser l’éducation et négliger les valeurs qui lui sont propres.
Face aux récentes propositions de sélection à l’entrée à l’université, d’économies sur la grille horaire, et de prévention de la délinquance ressemblant plus à de la répression L’UNL s’inquiète pour l’avenir de l’éducation.
En réponse au problème de l’échec de nombreux étudiants en première année de licence, le ministère de l’éducation veut dissuader les jeunes de s’inscrire en mettant en place un système de préinscription.
Pour l’UNL, le gouvernement se montre une fois de plus négligent face aux jeunes, en n’apportant pas véritablement et de manière concrète des aides pour la réussite de tous les futurs étudiants, mais au contraire en les bloquant dans la construction de leurs projets personnels. Cette pré-inscription reviendrait à faire entrer par la petite porte la sélection à l’université.
L’UNL réitère ses propositions sur l’orientation et la pédagogie, afin que chaque élève ait toutes les clés en main pour réussir au sortir du lycée, notamment grâce à la mise en place d’un service public d’orientation efficace.
Le gouvernement veut montrer qu’il est conscient des disfonctionnements dans l’éducation et tente tant bien que mal d’afficher une volonté de résoudre ces problèmes.
Le ministère de l’éducation a ainsi demandé au ministère des finances un audit, concernant la grille horaire des enseignements au lycée général et technologique. Ce rapport analysant l’école uniquement sous l’angle financier cherche à prouver qu’avec une large baisse des heures de cours, en mettant en place des regroupements de filières, en instaurant des systèmes tels que le « crédit d’heures de cours supplémentaires », notre système éducatif sera au mieux de sa forme.
L’UNL déplore que ces propositions visent seulement à réaliser des économies et à réduire les coûts de l’éducation. C’est donc dans ce contexte que l’UNL rappelle que l’éducation n’est pas un magasin que l’on peut solder quand bon nous semble et qu’elle réitère ses propositions concernant le suivi individualisé de l’élève ainsi qu’une refonte complète de la pédagogie à l’Ecole.
Dans une optique de répression, le ministère de l’Intérieur propose un projet de loi sur la « prévention » de la délinquance, qui donne suite aux baisses des subventions des associations de quartiers, ainsi qu’au malmenage des travailleurs sociaux. Accordant tout pouvoirs aux maires, transformant les personnels éducatifs et sociaux en gendarmes et incitant plus que tout à la délation, cette loi n’est qu’une attaque de plus faite à tout un système de prévention et d’aide aux personnes. De nouveau on veut faire entrer la police dans nos lycées.
L’UNL dénonce ces méthodes et rappelle que la politique du pompier pyromane n’a jamais été d’un quelconque intérêt pour la population et appelle le gouvernement à la raison en retirant sa loi et en organisant une consultation de l’ensemble des partenaires sociaux pour trouver de réelles solutions.
C’est à travers sa nouvelle campagne « Liquidation de l’éducation », qui reprend chacun de ces trois points, que l’UNL mobilisera toutes ses fédérations et tous ses militants afin de sensibiliser l’ensemble des lycéens aux dangers de la politique menée actuellement par le gouvernement et des nombreuses mesures qui l’accompagnent.
Par UNL
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Publié dans : unl08
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