Samedi 23 décembre 2006
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L'UNL a publié il y a quelques jours les résultats de l'enquête qu'elle avait commandé au CSA concernant le salariat lycéen. Face aux problèmes qui ont été soulevés, l'UNL formule des propositions sur les aides sociales.
Le mouvement contre le CPE laissait apparaître une forte crainte de la précarité. Loin des grandes déclarations, l'UNL fait aujourd'hui le constat que cette précarité, ne s'est en rien résorbée et s'est au contraire largement aggravée, gagnant dorénavant les lycées.
Les chiffres sont là pour le prouver : un lycéen sur cinq est salarié en plus d'être scolarisé, 13% de ces lycéens en ont besoin pour vivre. L'UNL s'alarme de cette situation inacceptable qui montre les nombreuses failles de notre système d'aides sociales.
En tant que première organisation lycéenne de France, l'UNL apporte des solutions concrètes concernant les aides à disposition des lycéens afin que celles ci soient réparties et utilisées au mieux.
A l'intérieur des établissements, les lycéens peuvent bénéficier d'un « Fond Social Lycéen » ; malheureusement peu connu, il est également très rarement utilisé alors que beaucoup d'élèves pourraient avoir droit à cette aide. Pour résoudre ce problème, l'UNL demande au ministère de l'Education d'informer tous les lycéens sur l'existence de ce fond, mais également de toutes les bourses auxquelles ils ont droit.
L'UNL propose également, pour pallier aux difficultés des familles qui ont un revenu dépassant de seulement quelques euros les plafonds, que l'attribution des bourses se fasse avec un coefficient multiplicateur progressif. D'autre part, le coût incombé par les enfants à charge de la famille doit être pris en compte dans les critères d'attribution. Ainsi les familles trop « riches » pour obtenir des aides mais trop « pauvres » pour financer les études de leurs enfants ne seraient pas pénalisées.
L'UNL demande donc que soit réorganisé, en profondeur, le système de bourses afin que les lycéens ne soient plus obligés de se salarier et puissent suivre leur scolarité dans de bonnes conditions. L'UNL rappelle que devant l'éducation, tous les lycéens doivent être égaux et que l'on ne doit pas voir se développer un système éducatif à deux vitesses.
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