Un ancien responsable local de l'UNL67, très impliqué pendant le mouvement contre le CPE, passera jeudi 8 février devant le tribunal de Strasbourg. L'UNL s'indigne de la tenue d'un tel procès, qui s'inscrit dans la politique répressive du mouvement social contre le CPE engagée par le gouvernement depuis l'année dernière.
Rappel des faits : dans le cadre d'une journée d'action contre le CPE, alors que des lycéens bloquaient pacifiquement et symboliquement un lycée strasbourgeois, une collusion a lieu entre des groupes d'extrême droite et certains membres de l'Administration du lycée, qui s'étaient attaqués brutalement aux lycéens venus bloquer. Pendant les épreuves du BAC, des militants de l'UNL67 sont convoqués au commissariat. En effet, une plainte vient d'être déposée pour « sinistres » pendant un blocage, en réponse aux accusations portés par les lycéens contre l'administration pour les violences commises sur les jeunes bloqueurs (accusations appuyées par des vidéos).
En septembre 2006, l'ancien responsable local de l'UNL67, Gaspard Glanz, est convoqué au commissariat suite à une plainte de l'administration du lycée l'accusant d'"outrage aggravé" sur la proviseure et de "violence physique aggravée" sur un employé de l'établissement. Demain matin se tiendra à Strasbourg le procès de ce militant. Alors que tous les témoignages le disculpent, on ne peut que déplorer l'acharnement avec lequel on s'attaque à lui.
L'UNL s'indigne qu'un militant soit ainsi traduit en justice, et avec lui l'ensemble du mouvement lycéen.
L'UNL clame l'innocence de Gaspard Glanz, tout comme l'intersyndicale strasbourgeoise, et affirme son soutien à cet ancien lycéen victime de manœuvres scandaleuses. Car c'est une fois de plus la criminalisation du mouvement social qui est menée, et qui vient s'ajouter à une longue liste de procès de ce genre.
Par UNL
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Publié dans : unl08
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