unl08

Samedi 4 novembre 2006
Alors que se déroulent les élections aux Conseils académiques de la vie lycéenne (CAVL), l’UNL s’indigne du gigantesque gâchis démocratique orchestré par de nombreuses académies, et demande instamment au Ministère de l’Education de rappeler à l’ordre les recteurs.

Non respect du calendrier établi par la loi dans l’arrêté du 18 mars 2002, peu voire pas d’information en direction des lycéens qui souhaitent s’investir dans la démocratie lycéenne, des campagnes inexistantes dans les lycées ; l’UNL déplore un désintérêt total du Ministère de l’Education Nationale vis-à-vis de l’expression des lycéens, et se demande si celui-ci continuera encore longtemps à contempler comment ses recteurs transgressent allègrement la loi.
Si les exemples ne manquent pas, on peut citer celui de l’académie de Caen, dans laquelle les lycéens élus au Conseil de la Vie Lycéenne (au niveau du lycée) avaient moins d’une semaine pour présenter leur candidature au Conseil Académique de la Vie Lycéenne, contre trois au moins prévues par la loi.
Les agissements du Ministère et des rectorats concernés sont signe au mieux d’une indifférence totale vis-à-vis de la démocratie dans les lycées, au pire d’une volonté manifeste d’empêcher l’expression des lycéens.

L’UNL rappelle qu’elle revendique une refonte de la démocratie lycéenne, basée sur la reconnaissance du statut d’élu lycéen, la création de budgets alloués aux différentes instances lycéennes, ou encore la possibilité pour les Conseils de la Vie Lycéenne de prendre des décisions en autonomie, afin qu’ils ne soient plus considérés comme ils le sont trop souvent par les administrations, c’est-à-dire comme des garderies.
L’UNL rappelle également qu’elle a fait parvenir une lettre ouverte à M. de Robien, ministre de l’Éducation Nationale au sujet de la démocratie lycéenne, qui reste, encore aujourd’hui, sans réponse.

Enfin, Si les élections organisées dans des circonstances contraires à la loi ne sont pas déplacées, l’UNL annonce qu’elle déposera dans toutes les académies concernées des recours en annulation. L’UNL appelle le Ministre à sortir du silence, et à faire en sorte que la voix des lycéens puisse être enfin réellement entendue.

Floréale Mangin
Présidente de l’UNL
Par UNL
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Dimanche 5 novembre 2006

L'UNL affirme son opposition au projet de loi sur la « prévention » de la délinquance, qui accentue encore les politiques de répression qui ont fait la preuve de leur échec depuis plus de quatre ans.

Le projet de loi sur la « prévention » de la délinquance, proposé par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy en 2003, qui prend pour cible, entre autres, l'Education Nationale, va être bientôt discuté à l'Assemblée Nationale en deuxième lecture. L'UNL redit son refus de voir l'Education Nationale et ses acteurs soumis à la folie sécuritaire du Ministre de l'Intérieur, et son attente d'une vraie politique de prévention à l'Ecole.

Le projet de loi prévoit notamment que les inspecteurs d'académie seront tenus de communiquer au maire les noms des élèves domiciliés dans sa commune et qui ont été avertis pour absentéisme, créant ainsi une sorte de « fichier des élèves à fliquer ». L'UNL s'insurge contre le rôle que l'on veut conférer au maire, alors que les personnels compétents en la matière (Conseillers principaux d'éducation (CPE), assistantes sociales scolaires, etc.) n'ont pas les moyens d'exercer leur fonction, et voient leur nombre de postes aux concours fondre d'année en année (moins 75% en 5 ans pour les CPE). Par ailleurs, l'UNL s'alarme du sort réservé aux libertés individuelles des élèves dans cette loi : surveillés, fichés, condamnés, la « prévention » affichée dans le titre du projet de loi n'est qu'un trompe-l'œil.

Avec la création d'un « Conseil pour les droits et devoirs des familles », mesure phare du projet, ce sont tous les professionnels de l'Education, de la prévention et de la santé (enseignants, travailleurs sociaux, etc.) que le Ministre de l'Intérieur souhaite transformer en gendarmes, sous les ordres d'un maire devenu colonel. Tous ces personnels seront incités à donner des informations précises sur des personnes (jeunes, familles, …) en difficulté, qui présenteraient potentiellement un risque de délinquance. Pour l'UNL, il s'agit là de consacrer la pratique de la délation, au mépris du respect des libertés de chacun, et au mépris du travail d'accompagnement que pourraient effectuer efficacement ces personnels si seulement on leur en donnait les moyens.

Si les acteurs de la vie éducative et sociale ne portent ni matraques ni képis, c'est pour une bonne raison : ils n'ont pas vocation à être des policiers. Si les jeunes en difficulté ne doivent porter ni numéros de matricule, ni uniformes rayés, c'est également pour une bonne raison : ils n'ont pas vocation à être considérés comme des criminels.

Pour l'UNL, loin des propositions démagogiques et de façade, la solution ne peut aujourd'hui se trouver que dans l'Education et la prévention. Pourtant l'Education ne semble pas intéresser ce gouvernement, qui lui a porté des coups toujours plus durs depuis quatre ans, jusqu'à organiser son démantèlement, dans le budget 2007. L'UNL affirme que la situation ne pourra pas s'améliorer tant que l'on ne donnera pas aux personnels compétents les moyens de travailler. Travailleurs sociaux, enseignants, surveillants, conseillers d'orientation, sont méprisés par le gouvernement, leurs effectifs sans cesse réduits, alors que ce sont les meilleurs interlocuteurs pour les jeunes en difficulté dans leurs établissements scolaires.

L'UNL réaffirme donc qu'elle restera mobilisée contre ce texte de loi autant qu'il le faudra. L'UNL appelle les lycéens ainsi que l'ensemble des citoyens à se mobiliser dès maintenant contre le projet de loi de « prévention » de la délinquance.

Floréale Mangin,
Présidente de l'UNL

A vos commentaires !

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Mercredi 15 novembre 2006

Alors que la rentrée scolaire a eu lieu depuis plus de deux mois, le gouvernement semble toujours mépriser l’éducation et négliger les valeurs qui lui sont propres.
Face aux récentes propositions de sélection à l’entrée à l’université, d’économies sur la grille horaire, et de prévention de la délinquance ressemblant plus à de la répression L’UNL s’inquiète pour l’avenir de l’éducation.

En réponse au problème de l’échec de nombreux étudiants en première année de licence, le ministère de l’éducation veut dissuader les jeunes de s’inscrire en mettant en place un système de préinscription.
Pour l’UNL, le gouvernement se montre une fois de plus négligent face aux jeunes, en n’apportant pas véritablement et de manière concrète des aides pour la réussite de tous les futurs étudiants, mais au contraire en les bloquant dans la construction de leurs projets personnels. Cette pré-inscription reviendrait à faire entrer par la petite porte la sélection à l’université.
L’UNL réitère ses propositions sur l’orientation et la pédagogie, afin que chaque élève ait toutes les clés en main pour réussir au sortir du lycée, notamment grâce à la mise en place d’un service public d’orientation efficace.

Le gouvernement veut montrer qu’il est conscient des disfonctionnements dans l’éducation et tente tant bien que mal d’afficher une volonté de résoudre ces problèmes.
Le ministère de l’éducation a ainsi demandé au ministère des finances un audit, concernant la grille horaire des enseignements au lycée général et technologique. Ce rapport analysant l’école uniquement sous l’angle financier cherche à prouver qu’avec une large baisse des heures de cours, en mettant en place des regroupements de filières, en instaurant des systèmes tels que le « crédit d’heures de cours supplémentaires », notre système éducatif sera au mieux de sa forme.
L’UNL déplore que ces propositions visent seulement à réaliser des économies et à réduire les coûts de l’éducation. C’est donc dans ce contexte que l’UNL rappelle que l’éducation n’est pas un magasin que l’on peut solder quand bon nous semble et qu’elle réitère ses propositions concernant le suivi individualisé de l’élève ainsi qu’une refonte complète de la pédagogie à l’Ecole.

Dans une optique de répression, le ministère de l’Intérieur propose un projet de loi sur la « prévention » de la délinquance, qui donne suite aux baisses des subventions des associations de quartiers, ainsi qu’au malmenage des travailleurs sociaux. Accordant tout pouvoirs aux maires, transformant les personnels éducatifs et sociaux en gendarmes et incitant plus que tout à la délation, cette loi n’est qu’une attaque de plus faite à tout un système de prévention et d’aide aux personnes. De nouveau on veut faire entrer la police dans nos lycées.

L’UNL dénonce ces méthodes et rappelle que la politique du pompier pyromane n’a jamais été d’un quelconque intérêt pour la population et appelle le gouvernement à la raison en retirant sa loi et en organisant une consultation de l’ensemble des partenaires sociaux pour trouver de réelles solutions.

C’est à travers sa nouvelle campagne « Liquidation de l’éducation », qui reprend chacun de ces trois points, que l’UNL mobilisera toutes ses fédérations et tous ses militants afin de sensibiliser l’ensemble des lycéens aux dangers de la politique menée actuellement par le gouvernement et des nombreuses mesures qui l’accompagnent.

Par UNL
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Samedi 18 novembre 2006

Devenir citoyen, c'est voter !

Mais ce système reste fragile, car de plus en plus de jeunes s'en désintéressent, comme en témoignent les chiffres de l'abstention lors des dernières élections. Le manque d'information quant aux différentes modalités d'inscription sur les listes électorales ainsi que sur les différentes instances pour lesquelles l'on vote a éloigné les jeunes de la vie politique. Pourtant, les jeunes font partie intégrante de la société, ils représentent 15% du corps électoral !

L'apprentissage de la citoyenneté passe donc aussi par l'implication dans les différentes élections de notre pays, en particulier les élections nationales - présidentielles et législatives - comme il y en aura prochainement.

•  L'inscription sur les listes électorales est normalement, depuis quelques temps, automatique dès que l'on a 18 ans , mais il est important de vérifier si cela a bien été fait. Ce n'est pas deux semaines avant le scrutin qu'il faut se rendre compte que l'on n'a pas reçu sa carte d'électeur !

•  Pour cela, il suffit de passer à la Mairie de sa commune de résidence avant le 31 décembre 2006 , muni d'une carte d'identité et d'un justificatif de domicile (ou de celui des parents ou tuteur, accompagné d'une attestation sur papier libre certifiant que tu habites chez eux) dans le cas où il faudrait effectivement procéder à l'inscription.

Voter est un acte citoyen essentiel. Si nous voulons que la jeunesse soit réellement écoutée par nos dirigeants, nous devons faire entendre notre voix, la voix lycéenne ! C'est en te rendant à ton bureau de vote que les revendications des jeunes pourront obtenir un réel poids dans notre société.

Alors, informes-toi, et va voter !

Par UNL
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Dimanche 10 décembre 2006
Alors que la campagne présidentielle s'engage, Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur et candidat déclaré, persiste. En marge des beaux discours télévisés, des jeunes et leurs familles vivent chaque jour dans la peur de l'expulsion, victimes de la politique du pire du Ministre.

Les militants de l'UNL Côtes-d'Armor ont été alertés, hier, par l'arrestation de Samira, lycéenne de 19 ans scolarisée à Saint-Brieuc, et directement menacée d'expulsion. Elle et son petit frère, également menacé, ont passé la journée d'hier en garde à vue. Alors que le juge des libertés doit statuer aujourd'hui sur leur sort, les militants et citoyens solidaires attendent massés devant le tribunal. Tous ensemble, nous devons exiger que Samira ait le droit de vivre sereinement et de préparer son avenir dans le pays qui est le sien : la France !

Par ailleurs, l'UNL a appris aujourd'hui l'expulsion en cours de la famille Raba vers le Kosovo, où le pire les attend. Si le rassemblement et la forte mobilisation locale autour du Réseau éducation sans frontières (RESF) n'ont pas réussi à arrêter la machine à détruire du Ministre de l'Intérieur, l'UNL et ses partenaires se refusent à baisser les bras ; la mobilisation doit s'intensifier partout en France !

L'UNL s'indigne de voir ainsi les droits élémentaires de ces jeunes et de leurs familles, piétinés ; au premier rang desquels, le Droit à l'Education et à un avenir pour tous. L'UNL réitère son appel à la régularisation immédiate de tous les lycéens sans-papiers, et à la mobilisation quotidienne de tous autour du RESF pour faire barrage aux expulsions.

Floréale Mangin
Présidente de l'UNL
Par UNL
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